Malgré la diversification des revenus alimentaires, les rendements restent aléatoires.
De fait, l'autosuffisance alimentaire n'est pas acquise. Une faible pluviométrie peut ainsi conduire
à une baisse des rendements alimentaires et à la disette.
Les villageois de Garo n'ont pas directement accès à l'eau potable.
La consommation de l'eau varie suivant les familles :
- l'eau du fleuve
- l'eau des puits
- l'eau d'un forage (eau potable) situé à 5 Km du village
Ces difficultés pour accéder à l'eau potable (seule l'eau de forage est potable)
conduisent le développement de maladies telles que la diahrée et la dissentrie.
Une ONG japonaise prévoit toutefois l'implantation d'un forage dans le village de Garo durant l'année 2004.
Les villageois de Garo sont pour la plupart analphabètes. Hormis l'école coranique, qui permet aux enfants d'apprendre à lire et à écrire,
aucun moyen d'éducation n'est mis à la disposition des villageois.
Le refus des anciens de voir les enfants aller à l'école,
en raison du rôle économique que tiennent ces derniers (aide aux champs, aide aux tâches ménagères...),
est le principal frein à ce développement.
Depuis quelques temps, la position des anciens semble évoluer et l'éventualité de la construction
d'une école communautaire partagée entre le village de Garo et un village voisin semble se préciser.
Pour accéder aux services de santé, les villageois de Garo doivent se rendre dans le village de Cinzana Gare.
Ce dernier se trouve à 7 Km du village.
Il n'existe pas de personnes formées aux premiers soins et les femmes accouchent,
par exemple, au village sans assistance médicale.
Les grandes périodes de sécheresse, les feux de brousse, les déboisements, le caractère trop itinérant
et trop extensif de l'agriculture ont progressivement entraîné les dégradations des sols et de la végétation.
L'association " 13actifs " choisit de travailler pendant trois ans sur le village autour de deux axes :
- l'autosuffisance alimentaire
- la lutte contre la désertification