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ANALYSE DE LA SITUATION ET IDENTIFICATION DES PROBLEMES

L'AUTOSUFFISANCE ALIMENTAIRE

Diakon vit essentiellement de culture et d'élevage.
Malheureusement, quand les pluies ne sont pas suffisantes, la production de mil et de riz ne permet pas de stocker assez pour l'année. Les animaux sont donc vendus mais à faible prix. La situation géographique de Diakon ne permet pas aux éleveurs de se déplacer facilement, les acheteurs sont donc obligés de se rendre sur place, et quand ils le font, ils tirent les prix vers le bas compte tenu de leur déplacement.
Presque toutes les familles sont équipées de charrues et de boeufs. Malgré tout, certaines n'en ont pas ou n'ont pas de parcelles suffisamment grandes pour subvenir à leur besoin. Elles sont bien souvent laissées pour compte par le reste des villageois.
L'association de femmes s'occupe des champs de riz et d'arachides et loue sa main d'oeuvre dans des champs voisins les vendredis.


L'EDUCATION ET L'ALPHABETISATION DES VILLAGEOIS

L'école se situe à 2 km du village. Presque tous les enfants y vont jusqu'à la 6e année (à l'exception de quelques filles qui restent à la maison pour aider).
L'établissement de 2e cycle est à Farako, soit 15 km du village. Seuls les enfants ayant franchi l'examen du 1er cycle peuvent s'y rendre. Bien souvent, les filles sont envoyées en ville pour faire du service ou des ménages et préparer leur mariage. De manière générale, elles ont moins accès à l'éducation que les garçons.
Un centre d'alphabétisation se trouve dans le village depuis 10 ans. Un formateur vient régulièrement dispenser des leçons aux hommes et aux femmes séparément. Les femmes y sont plus nombreuses.


LA SANTE

Depuis 2 ans, 2 personnes du village ont été formées par le CSCOM (centre de secours médical) aux premiers soins, elles sont appelées les Relais Soin. Ceux-ci sont fournis par Farako en produits de premier soin. Sinon, les villageois doivent se rendre à Farako pour l'accès au dispensaire.


ACCES A L'EAU POTABLE

Un forage a été réhabilité courant 2006 au sud du village.
Il suffit à priori aux besoins de la population. Il n'existe pas de personne responsable de l'entretien, l'état de fonctionnalité est donc variable.


MIGRATION ET ACCESSIBILITE

Les femmes doivent parfois parcourir de grande distance pour aller vendre leur main d'oeuvre. Les acheteurs de bétail viennent de loin et difficilement pour se procurer de la marchandise. Les pistes ne sont pas en très bon état et sont impraticable pendant et après les pluies.
En période sèche, les animaux du village et des alentours doivent être conduit au fleuve à 15 km pour être abreuvé.
Enfin, le village n'ayant plus d'activité hors période d'agriculture, les jeunes se rendent en ville et ont du mal à revenir.